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Number / Número / Numéro 1 – 4 / 2008

Remarks for this B.I.B.E. issue |  Observaciones para este número del B.I.B.E. |

Remarques pour ce numéro du B.I.B.E.

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3. CLEF DES SIGNES ET ABRÉVIATIONS UTILISÉS PAR LE B.I.B.E.

En dehors de la signification de la numération et des signes propres de la Classification Décimale Universelle que nous avons adoptée, le B.I.B.E. fait uniquement appel aux abréviations et signes suivants:

p = pages.

~ = “voir aussi”, “en relations avec”.

* = l’astérisque accompagne la classe thématique considerée la plus importante pour décrire le contenu de l’oeuvre classifiée.

Avant-propos. James B. Chandler, Directeur du Bureau International d’Education (B.I.E.)

1.Introduction

2. Remarques pour ce numéro du B.I.B.E.  

4. Système de classification adopté par le B.I.B.E. et Fiches bibliographiques classifiées systématiquement

5. Liste alfabétique des auteurs

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1. INTRODUCTION

1. Les objectifs du projet B.I.B.E.

1.1. Du point de vue scientifique

De ce point de vue, les objectifs principaux que le B.I.B.E. poursuit pourraient être représentés par quelques unes des dimensions essentielles de la scientificité du savoir humain, telles que:

A) La plus grande objectivité possible dans l’information fournie: on informe succinctement sur la production bibliographique enregistrée durant la période 1971-1980 et, à partir de 1981, on fournit en outre le contenu de chaque oeuvre grâce à la reproduction de sa table des matières, avec tout ce qu’un oeil intelligent peut y “lire”.

B) On assure l’amplitude de l’information scientifique sur le thème qui fait l’objet de la recherche, évitant ainsi la partialité a-scientifique due aux préférences subjectives, aux modes et préjugés favorables ou défavorables à certaines manières de poser les problèmes éducatifs, à certains milieux culturels ou linguistiques, à certains auteurs, etc. A ce propos, nous considérons comme particulièrement utile le fait qu’une recherche bibliographique menée dans le B.I.B.E. sur un sujet quelconque se trouvera en présence d’un vaste et large éventail de tendances scientifiques et idéologiques, d’auteurs, de langues (six) et de pays (quarante deux).

C) Cela impliquera, d’autre part, la nécessité d’un dialogue critique plus riche avec la diversité des idées publiées sur la question et, en conséquence, d’une option personnelle dans le cadre d’une logique plus prudente et plus nuancée.

D) Ce dialogue critique, respectueux et prudent, favorisera à son tour la compréhension internationale entre les chercheurs, et par suite une relativisation bénéfique ou une “désabsolutisation” des points de vue personnels, car il est difficile de trouver rien de plus éloigné de l’esprit scientifique dans les Sciences Humaines Appliquées que le fanatisme de quelque type qu’il soit.

F) Cette attitude éthico-scientifique de compréhension du point de vue d’autrui et de relativisation du sien propre se verra concrétisée de manière très positive, nous l’espérons, grâce à l’un des objectifs les plus évidents du B.I.B.E.: la normalisation terminologique dans le secteur des Sciences de l’Education. Nous avons confiance que le projet B.I.B.E., tant dans sa phase initiale, que vous avez sous les yeux, que dans les développements ultérieurs prévus (voir le point 3 de la présente introduction), constituera une modeste contribution aux efforts des organismes supranationaux en ce sens. Tant que les mêmes termes ne signifieront pas les mêmes concepts et les mêmes réalités pour les différents interlocuteurs du dialogue scientifique, nous continuerons à assister au “gaspillage de la communication” si fréquent dans les congrès et réunions internationales (et nationales!) la vérification intersubjective n’étant pas viable, même si elle est naturelle, entre les interlocuteurs et, de ce fait, la porte de la scientificité se fermant de la façon la plus efficace aux savoirs pédagogiques et à la recherche éducative. Ce phénoméne est spécialement grave à l’époque des “collèges invisibles”, où la science est devenue planétaire dans la plupart des champs de la connaissance humaine.

F) Les quatre objectifs qui précèdent servent d’autre part à poursuivre un nouvel objectif d’un particulière importance dans la pratique professionnelle des éducateurs: l’interdisciplinarité. II paraît évident que la diversité de perspectives, de manières de poser les problèmes, de relations conceptuelles, d’argumentations et contre-argumentations, de contextes éducatifs, historiques, socio-politiques et scientifico-culturels, “au sein” desquels prend source la production bibliographique recueillie par le B.I.B.E., donnera lieu á un réseau, aussi étendu que dense, de relations interdisciplinaires á propos de n’importe quel teme éducatif auquel on pourra s’intéresser.

G) Finalement, l’actualisation permanente, tous les soixante jours, de l’information concernant les idees publiées au sujet des divers thémes et sous-thémes de l’éducation, dans le vaste territoire scientifique constitué par les six milieux linguistiques que rassemble le B.I.B.E., aura des répercussions bénéfiques sur l’économie de la recherche et de la pratique éducatives (les projets de recherche et d’innovation tiendront compte des réalisations et conclusions les plus recentes dans leur champ spécifique).

1.2. Du point de vue de la pratique de l’enseignement et de l’éducation

Parmi les objectifs du projet B.I.B.E. les plus marquants de ce point de vue, nous signalerons les suivants:

A) La création d’une attitude d’inquiétude pédagogique chez les enseignants et éducateurs. La résistance á l’innovation et au changement chez les professionnels de l’éducation est proverbiale. Or, il n’est pas difficile d’imaginer le désagrément que peut constituer pour cette inertie et routine professionnelles la simple nouvelle que, au cours des derniéres semaines, se sont écrits peut-étre plusieurs douzaines de livres sur la maniere d’améliorer ce que le professeur fait sans cesse, peut-étre de fagon non critique et routiniére, durant des années.

B) En second lieu, les professeurs qui ont deja adopté cette attitude d’inquiétude et de rénovation pédagogique trouveront dans le B.I.B.E. une Information de base, d’une certaine solidité, d’une ampleur appréciable et d’une spécificité notable concernant leurs préoccupation professionnelles concretes.

De cette fagon, les professeurs parfois peu nombreux qui se préoccupent de leur perfectionnement pédagogique permanent ne se trouveront pas dépourvus d’orientation technique et scientifique, ni réduits á se fier á une experimentaron essayiste na’íve -origine de tant de frustrations professionnelles qui durent toute une vie.

C) Nous poursuivons un troisiéme objectif d’importance capitale: la connexion de la théorisation et de la recherche pédagogiques avec la pratique de l’éducation.

La déconnexion systématique et deja chronique, déplorée par tout le monde, entre ees deux mondes professionnels peut étre progressivement corrigée si les professionnels qui travaillent dans les salles de classe disposent de la possibilité de recourir á une bibliographie soucieuse d’orientation et proposant un large spectre (la pratique est, par nature, toujours interdisciplinaire), tout en étant suffisamment centrée sur leurs interrogations et problémes technico-pédagogiques réels. L’analyse des tables thématiques des livres, que le B.I.B.E. recueille á partir de 1981, peut étre d’une particuliére utilité au moment de suggérerá l’enseignant ou á l’éducateur les oeuvres les plus adaptées pour son orientation.

D) II est superflu de préciser que les sept objectifs du point 1.1, qui se situent dans le cadre du point de vue scientifique, constituent aussi des objectifs du B.I.B.E. lui-méme au service des professeurs. Le caractére évident de leur application dans ce cadre nous épargne tout commentaire: le lecíeur pourra lui-méme aisément développer les múltiples dimensions concretes de cette aplication.

1.3. Dans la perspectiva de l’économie de l’information scientifique

Dans cette perspective, actuellement essentielle et plus encoré, en un sens, dans l’avenir, le B.I.B.E. vise les objectifs suivants:

A) Une rationalisation de l’information bibliographique, rationalisation qui passe par la normalisation terminologique antérieurement mentionnée, par un système équilibré de classification de l’information et par un thesaurus de critères descripteurs suffisamment nuancé, ayant en vue le traitement automatique ultérieur de l’information bibliographique emmagasinée.

B) Une information qui permette une sélection rapide des sources auxquelles on s’intéresse. Au moment où l’essor de l’écriture imprimée pose déjà le problème du “quoi ne pas lire”, tout autant que celui du “quoi lire”, cet objectif est fondamental du point de vue de l’économie de l’information scientifique.

C) Finalement, dans cette même perspective, il est intéressant de saisir rapidement le contexte de relations thématiques dans lequel se situé une oeuvre déterminée. Cet objectif qualitatif du B.I.B.E. serait au service de l’inevitable interdisciplinarité de la connaissance scientifique, spécialement dans le champ des Sciences Humaines Appliquées, comme celles de l’Education.

1.4. Dans une perspective sociale internationale

Dans cette nouvelle perspective, le B.I.B.E. servirait principalement deux objectifs:

A) D’un côté, le panorama des publications en provenance de pays si nombreux et si divers, donnera des nouvelles très directes sur les thèmes, problèmes, intérêts et difficultés des différents systèmes éducatifs. Dans cette vision panoramique internationale pourront être analysées les causes et conséquences de certaines situations éditoriales: le simple fait des traductions, par exemple, de leur volume par rapport à la production bibliographique nationale, du type de sujets dans lesquels un pays se suffit à lui-même, du type de sujets qu’il “importe” essentiellement. Outre cela, les tables des oeuvres favoriseront une connaissance réciproque: Quels sont les sujets qui préoccupent spécialement certains pays? Pourquoi? Quelles solutions donne-t-on aux problèmes scolaires analysés? etc., voilà autant de questions utiles pour une plus grande compréhension internationale, toujours réciproque, sur la base d’une étude comparée des traitements tentés. Cette comparaison peut enseigner, par exemple, que certaines façons de poser les problèmes sont pensables dans certains contextes, impensables dans d’autres; qu’il existe des dimensions d’un problème ou des essais de solution encore à étudier dans son propre système éducatif, etc.

B) En second lieu, le B.I.B.E., ainsi qu’il a été annoncé dans le document de sa présentation internationale, ne pouvant être commercialisé, pourra fournir une aide financière substantielle pour la distribution de ses publications à des organismes et institutions éducatives manquant de ressources propres spécialement dans le Tiers Monde. De cette façon, on réussit à mettre à la disposition des pays moins développés un instrument d’information scientifique qu’utilisent et apprécient des pays plus développés, corrigeant ainsi dans une certaine mesure la distance existante entre les divers pays en ce qui concerne la disponibilité des instruments de progrès. L’enregistrement de la production bibliographique de ces pays sur l’éducation, du moment qu’il s’agit d’éditions dans l’une des six langues que le projet B.I.B.E. concerne, représentera, au cours des prochaines années, une nouvelle dimension en ce qui concerne la correction du déséquilibre international mentionné. Cet aspect social de solidarite internationale, pour modeste qu’il soit, constitue un des objectifs imprescriptibles de tous ceux qui ont travaillé au cours des dernières années à la mise en route de ce projet.

2. Principales caractéristiques du projet B.I.B.E.

Nous présentons ici briévement les caractéristiques les plus importantes, à notre point de vue, du projet B.I.B.E., en relation avec les objectifs qu’on vient d’exposer dans les paragraphes précédents. Cette relation avec les objectifs proposés constitue, logiquement, la justification des caractéristiques que l’on va décrire.

2.1. Dans sa phase initiale le B.I.B.E. recueillera seulement les livres traitant de thémes éducatifs, en excluant les manuels scolaires. Dans le développement ultérieur du projet (voir paragraphe 3 de cette introduction) il est prévu un substantiel élargissement de l’information bibliographique du B.I.B.E.: théses de doctorat, informations finales émanant de projets de recherche de diffusion restreinte, sélection des revues pédagogiques les plus importantes dans les six milieux linguistiques couverts par le B.I.B.E., etc. Pour le moment, néanmoins, il nous a paru prudent de commencer seulement par les livres édités par des firmes commerciales (qu’elles soient privées ou d’Etat), pour les raisons suivantes:

A) Il faut lire un trop grand nombre d’articles de revues pédagogiques pour rencontrer un article qui apporte réellement quelque chose de neuf à l’état actuel des Sciences de l’Education. D’autre part, tout article qui signifie un apport original important ou bien est rapidement converti en livre par son propre auteur, ou bien sera immédiatement cité dans les livres qu’on est en train de publier sur le sujet.

B) Les éditions commerciales disposent déjà en general de l’infrastructure de distribution de leurs publications, tant au niveau national qu’international, ce qui facilité leur acquisition de la part de tous les pays qui font usage de l’information bibliographique du B.I.B.E.

C) En règle générale -avec toute la relativité qu’on peut désirer attribuer à un tel critère-, il semble que le fait qu’une oeuvre soit acceptée en vue de publication par une maison d’édition implique une certaine garantie de qualité, du moins en ce qui concerne l’intérêt soulevé par le sujet (il est peu probable qu’un éditeur risque allègrement son prestige et son capital).

De cette façon, au milieu des difficultés de tout genre propres à toute oeuvre qui commence sans moyens financiers excessifs (voir point 2.5), nous avons essayé de poursuivre les objectifs précédemment cités d’économie de l’information et d’utilité spéciale pour les pays moins développés, manquant d’infrastructures de communication et de moyens pour disposer d’une autre source bibliographique que celle des livres mis en vente par les maisons d’édition (points 1.3 et 1.4.B).

2.2. Comme on sait, une fois publié le Numéro Zéro, avec la bibliographie pédagogique de la décade 1971-1980, dans lequel on se borne à donner exclusivement, la fiche bibliographique standard de chaque oeuvre, les numéros bimestriels recueilleront, en outre, la table des matières (ou son résumé, si elle excédait de beaucoup les cinq cent mots). Cette caractéristique qualitative a été tout particulièrement analysée et discutée. D’autres choix étaient possibles: accompagner chaque oeuvre d’une brève recensión, d’un résumé de son contenu, d’une présentation rédigée par l’auteur du livre lui-même ou par la maison d’édition, etc. On a opté décidément pour la reproduction de la table des matières, en considérant en priorité l’objectif exposé au point 1.1.A, celui de la plus grande objectivité informative, car il est bien connu que toute recensión, résumé ou présentation, pour si grande que soit la volonté d’objectivité avec laquelle ils sont rédigés, dérivent inévitablement de l’information originale, selon le filtre de sélection du recenseur, résumeur ou présentateur considéré. Les autres objectifs qui se verront favorisés par cette caractéristique du B.I.B.E. seraient ceux d’encouragement de la lecture critique (point 1.1.C), d’interdisciplinarité (1.1.F), d’économie de l’information (spécialement points 1.1.B et c) et de connaissance mutuelle internationale directe (point 1.4.A).

2.3. Nous avons fait choix pour le B.I.B.E. d’une adaptation résumée de la Classification Décimale Universelle (C.D.U.), dans la versión de la Fédération Internationale de Documentation (F.I.D.), de La Haye, avec la collaboration de I’UNESCO. Cette question du système de classification en vue de la catalogation de la production bibliographique internationale en Sciences de l’Education fut un autre des points qualitatifs critiques du projet B.I.B.E. On a examiné d’autres intéressantes et récentes initiatives en ce domaine, menées à bien dans différents pays européens et aux Etats Unis, en ayant spécialement en vue le traitement ultérieur automatique de l’information accumulée par le B.I.B.E. En dépit d’insistantes suggestions dans tel ou tel sens, nous avons opté pour la Classification Décimale Universelle, avec l’assistance-conseil du B.I.E. (Bureau International d’Education, Genéve), étant donné qu’elle est, pour le moment, celle qui nous paraît la plus accessible et la plus diffusée, en fait, parmi les Bibliothèques Nationales de différents pays, grâce à quoi nous servons les objectifs d’économie de l’information (point 1.3), d’encouragement de la communication internationale (1.4.A) et de normalisation terminologique (1.1.E). Cependant, nous devons reconnaître, après d’interminables heures de travail et d’études comparatives, que le système adopté, dans son état actuel, ne nous satisfait pas pleinement, vu qu’il s’agit d’un aspect qualitatif du projet pour lequel nous espérons et sommes d’avance reconnaissants pour toute collaboration qui pourrait nous venir de vous, souscripteurs du B.I.B.E., conformément à votre participaron active au projet, ainsi qu’il est suggéré au point 2.8 de cette introduction. En tout cas, nous sommes en présence d’une décision provisoire: j’ai été aimablement invité par le Prof. Dr. Hans H. Sträter, de l’Université de Hambourg, à prendre part aux travaux du Comité de Révision de la Classe 37 (Education) de la C.D.U., comité qui a tenu récement d’importantes sessions à Athènes et à Copenhague et a prévu une prochaine session en Yugoslavie. Le caractère provisoire, qu’on me comprenne bien, de cette décision touchant le système de classification pour le B.I.B.E., non seulement ne signifie pas que le sujet n’est pas important, mais au contraire doit être considéré comme un indicateur de l’importance de ce moment décisionnel, indépendamment du fait qu’il sert le caractère dynamique du projet, dans une attitude de per-fectionnement permanent avec la collaboration de tous ses souscripteurs. En avril 1981, j’ai eu l’occasion d’exposer précisément mes idées concernant l’importance de cette question au cours d’une réunion organisée par l’Université de Barcelone, dans laquelle j’ai traité “Le problème épistémologique des classifications systématiques dans les Sciences de l’Education et son incidence sur les programmes de recherche pédagogique”.

2.4. On a convenu pour le B.I.B.E. d’une périodicité bimestrielle. Cela permet, d’un côté, une actualisation permanente de l’information bibliographique en matière d’éducation tous les soixante jours (objectif 1.1.G), sans porter atteinte á l’économie que suppose, surtout pour les pays du Tiers Monde, le fait de n’avoir pas à faire face à des dépenses de courrier, reliure, etc., mensuellement. De toute façon, ce seront les souscripteurs eux-mêmes qui, au terme de l’expérience de la première année, feront leurs suggestions concernant l’opportunité de raccourcir ou d’allonger la périodicité du B.I.B.E. pour l’avenir (mensuel, trimestriel, etc.).

2.5. Nous nous référons dans ce point à une caractéristique du B.I.B.E., son système de financement, qui affecte essentiellement deux objectifs clés du projet: celui de son objectivité scientifique informative et celui d’aide aux pays du Tiers Monde (ou à des institutions manquant de ressources dans d’autres pays), en contribuant à la création de l’infrastructure d’information scientifique en matière d’éducation, psychologie, sociologie, etc. (d’une manière générale, dans les Sciences Humaines Appliquées; voir points 2.9 et 3) et en subventionnant des projets éducatifs d’une nécessité et d’un intérêt particuliers. II ne manquait pas d’offres, certaines très intéressantes, de maisons d’édition privées et d’organismes publics de divers pays intéressés à financer le projet. Pour sauvegarder, néanmoins, les deux objectifs sus-indiqués, nous nous trouvions devant une impasse: notre acceptation du financement par une quelconque entité commerciale aurait supposé, ipso facto, l’élimination ou la réduction substantielle de la finalité sociale du projet; notre acceptation du financement par des organismes publics nationaux aurait supposé, indépendamment d’un risque pour la liberté d’information scientifique objective (“une dépendance financière n’est jamais seulement financière”…), le risque de la suppression éventuelle du financement, l’aléa des changements politiques, ministériels ou académiques dans les pays ou l’institution intéressée, risque de suppression qui impliquait -on nous le fit savoir expressement- la non acceptation de la collaboration au projet de la part de l’UNESCO et du B.I.E. de Genève. D’un autre côté, ces deux organismes internationaux nous communiquérent l’impossibilité matérielle dans laquelle ils se trouvaient, pour des raisons strictement budgétaires, de financer le projet, bien qu’ils fissent un éloge chaleureux du programme scientifique et technique de l’entreprise. Ainsi donc, on opta pour la formule d’un rigoureux autofinancement, comme la seule capable de garantir suffisamment les deux objectifs mentionnés plus haut. Cela a supposé (s’il faut être amis de la modestie, il faut l’être plus encore de la vérité) la création d’un groupe de personnes à Tenerife (Université de La Laguna), Madrid (Commission Espagnole pour l’UNESCO, Ministères de l’Education et Universités) et Suisse (Bureau International de l’Education, Centre Suisse de documentation pédagogique, Bibliothèque Céntrale de Zurich), qui ont apporté leur généreuse collaboration à fonds perdu, sur la seule garantie de leur confiance dans le succès du projet en raison de sa qualité et de ses fins: le Numéro Zéro ne serait pas mis sous presse avant qu’on eût garanti l’autofinancement du projet par un nombre suffisant de souscriptions, garantie qu’on n’obtint qu’en février 1981, deux ans après le commencement des travaux. Peut-être un jour aurai-je le temps d’écrire la petite histoire des vicissitudes infinies de cette initiative, non pour faire l’éloge de personne (chacun doit se faire une obligation de ce qu’il peut atteindre de meilleur), mais comme témoignage optimiste de tout ce qu’on peut faire sans beaucoup de moyens, mais avec un groupe de gens convaincus, enthousiastes et tenaces, et du peu qui se fait, parfois, en disposant de moyens privilégiés, parce qu’on a manqué de ce groupe de gens… Toujours le facteur humain, le plus décisif pour quelque entreprise que ce soit. Peut-être pour cela vaut-il la peine de continuer à travailler dans le domaine de l’éducation (définie comme tentative d’améliorer sans cesse ce “facteur humain”) et d’entreprendre un ambitieux et exigeant projet comme le B.I.B.E., au service de cette éducation.

2.6. Les milieux linguistiques concernés par le B.I.B.E., sont, en principe, ceux qui correspondent aux six langues occidentales géographiquement, démographi-quement et éditorialment les plus étendues: l’anglais, l’espagnol, le français, allemand, l’italien et le portugais. On n’exclut pas la possibilité de formules particulières d’extension du B.I.B.E. à d’autres milieux linguistiques, comme celle qui est actuellement à l’étude pour les pays arabes (voir point 3.1). Nous prions les souscripteurs de régions et pays européens qui ont fait des demandes insistantes d’une telle extension linguistique du B.I.B.E., de comprendre nos insurmontables difficultés de naissance et la nécessité d’attendre jusqu’à la seconde phase de développement du projet (1983), pour entreprendre l’étude de cette extension. Les milieux linguistiques qu’on a décidé de choisir pour cette première phase du B.I.B.E. nous paraissent servir honorable-ment divers objectifs précédemment mentionnés, parmi lesquels nous soulignerons: l’objectivité et l’ampleur de l’information bibliographique recueillie (points 1.1.A et B), la promotion du dialogue critique, de la compréhension scientifique internationale, de la normalisation terminologique et de la classification et de l’interdisciplinarité thématique et “topologique” (points 1.1.C, D, E et F), l’économie de l’information scientifique (1.3), la disponibilité d’un capital d’Information de base suffisant pour “informer” des décisions spécifiques technico-pédagogiques (1.2.B), créer des inquiétudes pédagogiques, là où elles n’existeraient pas, et connecter la théorisation pédagogique avec la pratique éducative (1.2.A et C). Finalement, nous estimons que le choix de ces six langues pour le B.I.B.E., tant par le volume éditorial qu’elles représentent que par leur extension géographique, rendra spécialement utile le développement de l’objectif d’aide bibliographique au Tiers Monde (point 1.4.B) et celui de la connaissance réciproque dans le domaine éducatif la plus large possible (1.4.A).

2.7. Le processus de rassemblement de l’information bibliographique qui alimente systématiquement les diverses publications du B.I.B.E. est très différent selon les situations particulières dans chacun des quarante deux pays dont la production bibliographique intéresse le projet: dans certains cas, les Bibliothèques Nationales ont nommé un de leurs fonctionnaires qui, gratuitement ou rémuneré par le B.I.B.E., réalise le travail de recherche et d’envoi de l’information pertinente; dans d’autres cas, ce travail a éte essentiellement organisé par les Attachés Culturels de nos représentations diplomatiques; dans d’autres cas, on a chargé de cette tâche un Institut de Documentation spécialisé, de niveau universitaire, etc. L’essentiel dans ce processus est que soit garantie, dans n’importe quelle alternative, une orchestration efficace des deux objectifs mentionnées en première place (points 1.1.A et B), à savoir: l’objectivité et l’ampleur de l’information fournie (l’obligation du dépôt légal de toute publication étant en vigueur dans la majorité des pays, en liaison avec les archives bibliographiques de leurs respectives Bibliothèques Nationales, celles-ci nous offrent une information spécifique pratiquement exhaustive, dans les limites de leur territoire national).

2.8. Nous recontrons ici une des deux uniques caractéristiques particulières au projet B.I.B.E. qui figuraient dans le document de sa présentation aux pays membres de l’UNESCO: la participation active des souscripteurs. Ceci suggère, dès l’abord, l’importance que nous attachons à ce trait. En premier lieu, pour une raison de justice: les souscripteurs ont rendu possible la naissance du projet en lui permettant par leur confiance initiale de pouvoir s’autofinancer.

Il est donc juste qu’ils puissent se faire écouter en quelque façon au moment de suggérer des idées sur son développement. Mais il existe en outre une raison technique qui nous paraît logique: les souscripteurs du B.I.B.E. sont en général, par nature, des institutions spécialisées dans lesquelles travaillent des spécialistes, chercheurs et professeurs de haut prestige dans le domaine des Sciences de l’Education. En conséquence, il serait peu intelligent de ne pas mettre à profit leurs suggestions en vue d’une amélioration permanente du B.I.B.E. sous ses différents aspects. En troisième lieu, nul mieux que l’usager d’un service ne peut informer du moins sur les besoins que ce service devrait satisfaire et sur le niveau de qualité et d’économie perçu dans le service qui lui est fourni, tous aspects sur lesquels la direction du projet est la première intéressée à être directement informée. Finalement, nous estimons que ce dialogue invisible entre les souscripteurs et le B.I.B.E., ouvert sur l’initiative de l’une quelconque des parties, peut devenir très avantageusement visible moyennant quelques feuilles complémentaires qui, semestriellement ou annuellement, pourraient être jointes á l’envoi régulier des numéros de la souscription. Cela produirait une impression effective de collaboration utile, avec l’effet motivant connu à poursuivre cette collaboration, tout en renforçant, pensons-nous, de façon très significative, les objectifs de compréhension scientifique et de connaissance mutuelle au niveau international (point 1.4.A). Il est inutile d’ajouter que cette collaboration des souscripteurs, ouverte afin de suggérer des améliorations pour l’avenir dans l’un quelconque des multiples aspects qu’implique une initiative aussi complexe que celle du B.I.B.E., aura pour répercussion une réalisation plus efficace de tous les objectifs énumérés au premier paragraphe de cette introduction.

2.9. Je ne voudrais pas conclure ce partie descriptive des principales caractéristiques du projet B.I.B.E., sans faire allusion à la “Fondation Internationale pour l’Information et la Documentation en Sciences Humaines Appliquées” (FUNDIDCHA), dépendant du Ministère espagnol d’Education et Science. Comme on l’a annoncé en son temps, cette fondation est créée, entre autres fins, pour décider des aides à distribuer entre les institutions éducatives manquant de ressources, à l’aide des fonds provenant de l’excédent de l’autofinancement du B.I.B.E. par voie de souscription, qui est comme on l’a dit l’unique voie de financement du projet. Feront partie du conseil de cette fondation les organismes et institutions nationales et internationales qui ont collaboré initialement au projet (UNESCO, Bureau International d’Education, Université de La Laguna, Ministères espagnols d’Education et des Universités, Commission espagnole pour l’UNESCO, Centre Suisse de Documentation Pédagogique). Cette fondation constitue la garantie que le projet demeurera au service des objectifs scientifiques et sociaux précédemment formulés, que reste ou non à sa tête l’auteur de ces lignes, son actuel directeur. L’essentiel n’est pas dans les personnes, mais dans les services réellement utiles et les institutions qui les aussument. Grâce à cette fondation on surmontera l’apparente impasse à laquelle nous nous référions dans le paragraphe 2.5: d’un côté, se trouve garantie à perpétuité la non-privatisation ou non-commercialisation du projet, de l’autre, est garantie sa continuité, indépendamment des changements de personnes, politiques ou académiques qui pourraient se produire dans quelques uns des pays ou institutions qui font partie du conseil de la fondation.

3. Perspectives d’avenir

Le développement du projet prévu pour les prochaines années, dans l’état actuel de nos démarches et de nos possibilités, concerne trois domaines: le domaine des Sciences de l’Education; le domaine des autres Sciences Humaines Appliquées; à plus long terme, la création d’un Institut Supérieur International de Sciences Humaines Appliquées.

3.1. Dans le domaine des Sciences de l’Education

On pourrait résumer en cinq points le développement du B.I.B.E. tel qu’il est prévu pour les prochaines années:

A) En premier lieu, on commencera à introduire dans le B.I.B.E. la production bibliographique sur l’éducation de pays tiers qui éditent des livres dans l’une des six langues prévues, bien que le nombre des pays dont on recueille initialement la production bibliographique, quarante deux, soit déjà respectable, surtout si l’on tient compte que ces pays regroupent plus de 96 % de la production mondiale sur l’éducation dans lesdites langues. Cette extensión á d’autres pays signifiera l’entrée dans le B.I.B.E. de la production pédagogique émanant spécialement de pays du Tiers Monde.

B) En second lieu, nous entrerons en pourparlers avec les pays dont les langues nationales ou régionales ne sont pas incluses dans la phase initiale du B.I.B.E. Cette inclusion de nouveaux idiomes se réalisera sous la forme d’accords spécifiques pour chaque cas, étant donné que les circonstances de tout genre sont en chaque cas très diverses. Nous pouvons dès maintenant avancer que le premier milieu linguistique pour lequel sera préparée une édition complémentaire sera la milieu arabe, de telle façon que ces pays disposeront, vraisemblablement pour 1983, de la production pédagogique actuellement recueillie par le B.I.B.E. (dans les six langues occidentales précitées), plus un complément spécial comportant toute la production bibliographique en langue arabe.

C) En troisiéme lieu, on a déjà commencé les démarches en vue d’enrichir le contenu bibliographique du B.I.B.E., qui se limite actuellement aux livres en vente sur le marché éditorial. L’élargissement prévu dans ce sens ajouterait les thèses de doctorat sur l’éducation; les documents de diffusion restreinte produits par des organismes d’Etat, des organismes internationaux, des Universités ou Instituts de Sciences de l’Education; les rapports de recherches éducatives qui ne sont pas publiées par des éditions commerciales; les sommaires des revues pédagogiques les plus importantes dans les six milieux linguistiques couverts par le B.I.B.E. (nous ferons appel à la collaboration des souscripteurs, à laquelle nous avons fait référence au point 2.8, afin de déterminer quelles sont les revues les plus intéressantes à ce sujet).

D) En quatrième lieu, nous avons de grandes espérances de diffusion pour le développement, à partir de la deuxième année d’existence du B.I.B.E., de bibliographies monographiques. Il s’agirait de publier régulièrement, chaque année ou tous les deux ans, selon le volume respectif des publications, de numéros bibliographiques sur des thèmes spécifiques, par exemple: “Bibliographie Internationale sur L’Education Préscolaire”, ou sur l’enseignement de la lecture-écriture, ou sur la formation professionnelle, ou sur l’enseignement de la médecine, sur l’éducation permanente, la formation des enseignants, l’enseignement des langues modernes, l’enseignement de la psychologie ou du droit, sur la formation des parents ou l’éducation familiale, sur l’éducation religieuse, la formation civique, l’éducation physique, sur la formation d’ingénieurs techniques et supérieurs, etc. Nous estimons que ces bibliographies, annuelles ou bisannuelles, de caractère monographique, pourraient constituer un instrument d’un intérêt exceptionnel au service de l’objectif, capital aux yeux des promoteurs du B.I.B.E., visant à établir un pont entre la théorisation pédagogique et la recherche éducative, d’un côté, et la pratique des professionnels de l’éducation, de l’autre. Le deplorable gaspillage que l’actuelle déconnexion épistémologique entre ces deux sphères de l’éducation représente, déconnexion déplorée sous toutes les latitudes de la planète, aux niveaux national e international, a constitué l’un des stimulants les plus puissants à l’effort et à la constance dans l’effort de tous ceux qui ont comme nous apporté leur grain de sable à ce projet. Bien mieux, je peux assurer que, sans cette perspective de service effectif en vue de la rénovation pédagogique de l’éducation réelle, le B.I.B.E. n’aurait pas eu de motifs suffisants de naître dans l’esprit de ses promoteurs. Nous comptons que cette dimension pratique du projet engage les Ministres et autres responsables de l’éducation, à tous les niveaux académiques, dans les pays membres de l’UNESCO et du B.I.E., à collaborer à cette initiative du B.I.B.E. qui, par accord des deux organismes, s’insère dans le cadre du “Réseau International d’lnformation sur l’Education”, créée par la 36e Conférence Générale des Ministres de l’Education (Recommandation n. 71).

E) Finalement, pour 1983 nous espérons que sera au point le système automatisé de traitement de l’Information emmagasinée par le B.I.B.E. Il a été convenu qu’auront droit à une copie de la bande magnétique les institutions nationales et internationales qui ont collaboré au projet. Il est évident que ce système contribuera de manière spéciale à l’obtention de l’objectif signalé dans le paragraphe 1.1.E: la normalisation terminologique internationale en Sciences de l’Education. Pour la date prévue il serait souhaitable de disposer du thesaurus de descripteurs sextilingues destiné à permettre l’accès des souscripteurs aux recherches automatisées à partir de leur propre langue. Nous sommes ici en présence d’une des décisions les plus laborieuses et de la plus grande envergure du B.I.B.E., surtout si l’on tient compte de l’étroite relation existante entre la decisión à prendre à l’intérieur du B.I.B.E. et celles qui devront être prises dans des milieux apparentés relevant des Sciences Humaines Appliquées, sujet dont nous nous occupons dans le point suivant.

3.2. Autres milieux des Sciences Humaines Appliquées

Comme il a été annoncé dans le document de présentation international du B.I.B.E., cette bibliographie internationale sur l’éducation ne constituait que la première are scientifique dans laquelle nous tentions une information scientifique de large amplitude linguistique et géographique. Nous pensions qu’il existe de nombreuses sciences humaines apparentées dont l’éducation ne peut aujourd’hui se passer et dont l’information bibliographique souffre de lacunes et de défauts similaires, sinon plus grands, à ceux que l’on constate dans le domaine des Sciences de l’Education. En principe, il est prévu de développer des projets spécifiques, analogues au B.I.B.E., dans les secteurs suivants des Sciences Humaines Appliquées: Psychologie, Sociologie, Economie, Politique, Droit, Sciences de l’Information, cependant qu’on est en train d’étudier la possibilité d’incorporer les Sciences de l’Administration et la Linguistique Appliquée, compte tenu de l’importance de leur actuel développement, d’un côté, et de leur extraordinaire portee en ce qui concerne les Sciences de l’Education, de l’autre. Les lignes générales du développement de ces bulletins bibliographiques internationaux ultérieurs, ainsi que leurs caractéristiques de financement, souscription, acquisition et traitement de l’information, objectifs scientifiques et sociaux, seront similaires à celles du projet B.I.B.E. Nous espérons avoir couvert pour 1986 les diverses ares scientifiques prévues dans le projet.

Grâce à lui, les Sciences Humaines Appliquées auraient acquis un instrument d’information scientifique qui ne soit pas aussi scandaleusement inférieur aux systémes d’information existant, depuis de longues années, dans les Sciences de la Nature et la Technologie, comme si plus que l’homme même étaient dignes d’attention la maison qu’il habite et les instruments techniques dont il use.

3.3. La création d’un Instituí Supérieur International de Sciences Humaines Appliquées

A partir de 1986, encore que cette initiative doive commencer à se concrétiser en 1984, il y aurait lieu de songer á la création d’un Institut Supérieur de Sciences Humaines Appliquées, sur la base de l’infrastructure de documentation que le B.I.B.E. et les autres bulletins bibliographiques internationaux promus par FUNDIDCHA (“Fondation Internationale pour l’Information et la Documentation en Sciences Humaines Appliquées”) auraient progressivement accumulée. Pour l’essentiel, il s’agirait d’une institution de haut niveau, exclusivement destinée à la formation terminale de diplômes et au perfectionnement scientifique du corps professoral universitaire dans les différents secteurs des Sciences Humaines Appliquées: le corps enseignant (sous le régime de professeurs visitants) procèderait des pays scientifiquement les plus développés et les étudiants procéderaient en majorité de pays du Tiers Monde. Il n’est pas possible, pour le moment, de préciser plus de caractéristiques que ce minimum essentiel pour un projet relativement aussi lointain et complexe.

En tout cas, l’idée a été bien accueillie dans le principe et devra être soumise, avec le délai d’antériorité convenable, tant aux organismes nationaux et internationaux auxquels on offrait de collaborer à l’initiative et de la patroner, comme le Conseil de FUNDIDCHA, son promoteur principal.

4. Remerciements

Nous exprimons nos remerciements, en premier lieu, aux organismes internationaux qui, des le premier moment, ont donné leur appui à cette initative, spécialement à la Division de l’Education de I’UNESCO, au siège central de Paris, au Bureau International d’Education, à Genève, au Bureau d’Education Iberoaméricain, ayant son siège à Madrid. Grâce à leur haut prestige et á leur optique reconnue, supranationale, intelligente et critique, ces organismes ont conféré au projet B.I.B.E. une diffusion et une garantie de qualité qu’il aurait pu difficilement obtenir par d’autres voies.

Nous ne remercierons jamais assez, pour l’appui qu’elle nous a apporté, l’Université de La Laguna, à Tenerife, au sein de laquelle a été initialement conçue et élaborée l’idée: le Recteur antérieur, Prof. Dr. A. Bethencourt, et le Recteur actuel, Prof. Dr. G. Trujillo; le personnel de l’Institut de Sciences de l’Education, responsable direct du projet; les douzaines de professeurs et étudiants qui, sensibles aux objectifs scientifiques et sociaux du B.I.B.E., ont consacré, à fonds perdu et avec un enthousiasme peu commun, leur travail et leur temps à une idée belle et bonne qui, “peut-être”, parviendrait à devenir un jour une réalité (sans cette confiance, le B.I.B.E. aurait difficilement trouvé une forme viable pour venir au jour); le personnel du service du courrier de l’Université, qui se chargea de l’envoi de milliers de lettres à tous les pays du monde, s’ajoutant à d’énormes obligations quotidiennes. II me paraît juste que les sept iles de cet Archipel, qui constituent le district desservi par l’Institut de Sciences de l’Education de l’Université de La Laguna, et dont le caractère insulaire offre des difficultés particuliéres à la communication et a l’information scientifique pour les professionnels des Sciences Humaines Appliquées qui y travailllent, reçoivent une souscription gratuite à perpétuité du B.I.B.E.

Un rôle décisif pour la mise en marche du projet a été joué par les organismes centraux de l’Administration Educative à Madrid, tout spécialement la Commission Espagnole de Coopération avec l’UNESCO, véritable et irremplaçable levier de l’appui national et international au projet, grâce à l’infatigable imagination, la sûreté de visión et l’accueil chaleureux et si humain de deux eminentes personnalités, M. F. Valderrama et J. Tena Artigas. Mérite un chapitre à part la collaboration apportée à tous moments par les Ministéres de l’Education et des Universités et de la Recherche: le Sous-Secrétaire du Département de l’Education, M. A. Lago Carballo, comprit très vite -pour agir aussitôt en conséquence- l’étroite relation existant entre le service que le B.I.B.E. représente et sa profonde préoccupation, que j’oserais qualifier d’exceptionnellement éthique, d’amélioration permanente de la qualité de l’enseignement; le Secrétaire General Technique, M. A. Gutiérrez Reñón, avec son bon sens habituel, nous traça un plan efficace des contacts et démarches nécessaires; le savoir international du Conseiller inégalable qu’est M. J. Blat Gimeno, avec ses qualités et son dévouement total depuis de longues décennies à notre éducation et à l’éducation mondiale, orienta avec certitude de complexes problémes de tout genre; Le Sous-Directeur de l’Information et de la Documentation Scientifique, M. A. Ruidadets, avec sa serviabilité sans limites, et ses connaissances approfondies en la matière coordonne tous les travaux pour le traitement automatisé de l’information scientifique du B.I.B.E. et des autres bulletins bibliographiques internationaux qui, nous l’espérons, le suivront au cours des prochaines années; le Secrétaire Général des Fondations Culturelles et de Bienfaisance-Education, M. C. Aguilera, nous a conseillé, avec son habituelle précision et élégance juridiques, dans tout ce qui concerne la “Fondation Internationale pour l’Information et la Documentation en Sciences Humaines Appliquées” (FUNDIDCHA).

Dans les autres pays nous devons faire mention de la diligence efficace des Services Culturels de nos Ambassades, des nombreuses informations reçues des respectives Commissions Nationales UNESCO, de la collaboration des Bibliothèques Nationales des pays dont la production bibliographique intéresse le B.I.B.E. et de centaines de Maisons d’Editions et d’Universités.

II serait injuste de passer sous silence la générosité des traducteurs, correcteurs d’épreuves d’imprimerie et de l’équipe mécanographique, qui ont accepté de différer la perception de leurs rémunérations durant de longs mois, parfois au milieu de difficultés économiques personnelles assez dures, en égard aux caractéristiques spéciales du projet B.I.B.E. Leur exemple nous a servi de stimulant en de nombreuses occasions et nous engage encore davantage dans notre propre effort.

En fin, c’est à vous tous, souscripteurs du B.I.B.E. dispersés dans une centaine de pays des Cinq Continents, que vont nos remerciements pour votre collaboration, qui est la plus importante et la plus décisive. Avec vos souscriptions et vos nombreuses lettres d’encouragement à cette initiative vous avez rendu possible le projet. Nous espérons que, grâce à votre collaboration, le nombre des souscripteurs augmentera dans l’avenir, afin que nous puissions servir plus efficacement les objectifs sociaux du B.I.B.E. et que s’éleve sa qualité, de façon à pouvoir atteindre avec un plus grand succès ses objectifs scientifiques.

En mon nom personnel, au nom de tous ceux qui ont travaillé durant des années sans repos pour transformer en réalité l’idée de ce projet “modestement ambitieux” et, surtout, au nom de tous ceux, enfants et adultes, qui bénéficieront, grâce à vous, de l’amélioration possible que le B.I.B.E. pourra apporter à leur dialogue éducatif, unique révolution en laquelle, en tant que changement en profondeur des deux parties dialoguantes, je crois personnellement: MERCI A TOUS.

La Laguna (Tenerife), Mai 1981
Prof. Dr. Miguel Fernández
Directeur du Projet B.I.B.E.

Avant-propos. James B. Chandler, Directeur du Bureau International d’Education (B.I.E.)

2. Remarques pour ce numéro du B.I.B.E.  

3. Clef des signes et abréviations utilisés par le B.I.B.E.  

4. Système de classification adopté par le B.I.B.E. et Fiches bibliographiques classifiées systématiquement

5. Liste alfabétique des auteurs

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AVANT-PROPOS

Il n’est pas d’information pédagogique sans de bons outils bibliographiques, dont la nécessité augmente dans la proportion où se multiplient les systèmes d’information.

Certes, on a fait mieux ces dernières annèes pour satisfaire au besoin de bibliographies générales. Mais l’abondance des travaux de recherche consacrés chaque année dans le monde à l’éducation oblige à parler désormais non plus de besoin mais de nécessité absolue pour ceux et celles qui recourent à cette documentation pour élaborer leur politique de l’enseignement, leurs pratiques pédagogiques et leurs systèmes éducatifs.

Aussi est-ce avec grand intérêt que nous avons examiné le projet qu’a conçu le professeur Fernández Pérez de mettre au point une bibliographie générale de l’éducation et de la psychologie, élargie aux domaines linguistique et géographique. Il va sans dire que pareille entreprise ne fait nullement double emploi avec d’autres activités bibliographiques et nous croyons par conséquent qu’elle peut intéresser de nombreux éducateurs et établissements d’enseignement dans le monde, et plus particulièrement de ceux et celles qui, du fait de leur travail, sont tenus de  gérer la documentation et l’information.

Etant donné que l’Unesco, et le BIE en son sein, procèdent actuellement à la mise en place du Réseau International d’Information sur l’Education (INED). conformément à la Recommandation Nº 71 qu’a adoptée la Conférence internationale de l’éducation à sa 36e session (1977), les activités axées sur la création de nouvelles ressources bibliographiques et sur l’amélioration de la gestion bibliographique, méritent un soutien sans réserve. Nous espérons que le Bulletin international de bibliographie sur l’éducation dont la parution commence avec ce numéro, remplira pleinement le rôle de catalyseur de la circulation d’informations pédagogiques qui lui a été assigné, et contribuera largement par là même au processus de développement de l’éducation dans le monde.

JAMES B. CHANDLER 
1981 Directeur, BIE (Genève)

1.Introduction

2. Remarques pour ce numéro du B.I.B.E.  

3. Clef des signes et abréviations utilisés par le B.I.B.E.  

4. Système de classification adopté par le B.I.B.E. et Fiches bibliographiques classifiées systématiquement

5. Liste alfabétique des auteurs


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3. CLAVE DE ABREVIATURAS Y SIGNOS UTILIZADOS EN EL B.I.B.E.

Aparte del significado de la numeración y signos propios de la Clasificación Decimal Universal que hemos adoptado, el B.I.B.E. recurre solamente a las abreviaturas y signos que siguen:

p = páginas.

~ = “ver también”, “relacionado con”.

* = Indica la clase temática considerada como la principal para la obra clasificada.

Prólogo. James B. Chandler, Director de la Oficina Internacional de Educación (O.I.E.)

1. Introducción  

2. Observaciones para este número del B.I.B.E.

4. Sistema de clasificación adoptado por el B.I.B.E. y Fichas bibliográficas de las obras clasificadas sistemáticamente

5. Lista alfabética de autores

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1. INTRODUCCIÓN

1. Los objetivos del proyecto B.I.B.E.

1.1. Desde el punto de vista científico

Desde este punto de vista, los principales objetivos que el B.I.B.E. persigue podrían concretarse en algunas de las dimensiones más esenciales de la cientificidad del conocimiento humano, tales como:

A) La máxima objetividad posible en la información que se suministra: se informa escuetamente de la producción bibliográfica registrada (1971-1980) y, a partir de 1981, se proporciona, además, el contenido de cada obra, a través de la reproducción de su índice, con todo lo que en él puede “leer” un ojo inteligente.

B) Se facilita la amplitud de la información científica sobre el tema que se desee investigar, evitando así la parcialidad acientífica de las preferencias subjetivas, las modas y los prejuicios a favor o en contra de determinados planteamientos educativos, de determinados ámbitos culturales o lingüísticos, de determinados autores, etc. A este respecto, consideramos de especial utilidad el hecho de que una búsqueda bibliográfica en el B.I.B.E. sobre cualquier tema se encontrará ante sí con un amplio y variado espectro de tendencias científicas e ideológicas, autores, idiomas (seis) y países (cuarenta y dos).

C) Ello implicará, por otra parte, la necesidad de un diálogo crítico más rico con la variedad de ideas publicadas sobre la cuestión y, en consecuencia, una opción personal dentro de una lógica más prudente y matizada.

D) Este diálogo crítico, respetuoso y prudente, fomentará, a su vez, la comprensión internacional entre los investigadores, con la beneficiosa relativización o desabsolutivización de los propios puntos de vista, pues difícilmente se encontrará algo más alejado del espíritu científico que cualquier tipo de fanatismo en las Ciencias Humanas Aplicadas.

E) Esta actitud ético-científica de comprensión de lo ajeno y relativización de lo propio se verá instrumentada muy positivamente, esperamos, con uno de los objetivos más obvios del B.I.B.E.: la normalización terminológica en el ámbito de las Ciencias de la Educación. Confiamos en que el proyecto B.I.B.E., tanto en su fase inicial, que ahora llega a sus manos, como en los desarrollos ulteriores previstos (ver punto 3 de esta introducción), constituirá una modesta aportación a los esfuerzos de los organismos supranacionales en este sentido. Mientras los mismos términos no signifiquen los mismos conceptos y realidades para los diferentes interlocutores del diálogo científico, seguiremos presenciando el “despilfarro de la comunicación”, tan frecuente en congresos y reuniones internacionales (¡y nacionales!), aparte de ser inviable la verificación intersubjetiva, siquiera lógica, entre los interlocutores y, con ello, cerrarse del modo más eficaz la puerta de la cientificidad a los saberes pedagógicos y a la investigación educativa. Esto reviste especial gravedad en la época de los “colegios invisibles”, en que la ciencia se ha hecho planetaria en la mayoría de los campos del conocimiento humano.

F) Los cuatro objetivos que preceden sirven, por otra parte, a un nuevo objetivo de especial relevancia para la práctica profesional de los educadores: la interdisciplinariedad. Parece evidente que la diversidad de perspectivas, planteamientos, relaciones concep-tuales, argumentos y contra-argumentos, contextos educativos, históricos, socio-políticos y científico-culturales “en” los que se origina la producción bibliográfica recogida por el B.I.B.E. dará lugar a una red, tan extensa como densa, de relaciones interdisciplinarias a propósito de cualquier tema educativo que pueda interesar.

G) Finalmente, la actualización permanente, cada sesenta días, de la información sobre las ideas publicadas a propósito de los diferentes temas y subtemas de la educación, en el amplio territorio científico de los seis ámbitos lingüísticos recogidos por el B.I.B.E., repercutirá beneficiosamente en la economía de la investigación y la práctica educativas (los proyectos de investigación y de innovación contarán con lo realizado y concluido muy recientemente en su campo específico).

1.2. Desde el punto de vista de la práctica de la enseñanza y la educación

Entre los objetivos del proyecto B.I.B.E. más destacables desde este punto de vista señalaríamos los siguientes:

A) La creación de una actitud de inquietud pedagógica en los docentes y educadores. Es proverbial la resistencia a la innovación y el cambio en los profesionales de la educación. Pues bien, no es difícil imaginar lo incómodo que puede resultar para esa inercia y rutina profesionales la simple noticia de que, en las últimas semanas, se han escrito quizá varias docenas de libros sobre cómo hacer mejor lo que el profesor viene haciendo, tal vez de un modo acrítico y rutinario, durante años.

B) En segundo lugar, los profesores que ya poseen esa actitud de inquietud y renovación pedagógica encontrarán en el B.I.B.E. una información básica, de cierta solidez, respetable amplitud y notable especificidad respecto de su preocupación profesional concreta. De esta forma, no se encontrarán desasistidos de orientación técnica y científica, entregándose al ensayismo ingenuo -origen de tantas frustraciones profesionales para toda la vida- los a veces escasos profesores que se preocupan por su perfeccionamiento pedagógico permanente.

C) Perseguimos un tercer objetivo de capital importancia: la conexión de la teorización e investigación pedagógicas con la práctica de la educación. La desconexión sistemática y ya crónica, por todos lamentada, entre estos dos mundos ocupacionales puede verse paulatinamente corregida, si los profesionales que trabajan en las aulas tienen a su alcance la posibilidad de recurrir a una bibliografía orientadora y de amplio espectro (la práctica es, por naturaleza, interdisciplinaria siempre), suficientemente centrada sobre sus interrogantes y problemas técnico-pedagógicos reales. El análisis de los índices temáticos de los libros, que el B.I.B.E. recoge a partir de 1981, puede ser de especial utilidad a la hora de sugerir al docente o educador las obras más adecuadas para su orientación.

D) Huelga decir que los siete objetivos del punto 1.1, enmarcados en el punto de vista científico, son también objetivos del B.I.B.E. al servicio de los profesores. La obviedad de su aplicación aquí nos ahorra el comentario: el lector mismo podrá desarrollar fácilmente numerosas dimensiones concretas de esta aplicación.

1.3. Desde la perspectiva de la economía de la información científica

Desde esta perspectiva, esencial en la actualidad y más todavía, si cabe, en el futuro, el B.I.B.E. pretende los siguientes objetivos:

A) Una racionalización de la información bibliográfica, racionalización que pasa por la normalización terminológica antes citada, por un sistema de clasificación de la información equilibrado y por un thesaurus de descriptores suficientemente matizado, con vistas al tratamiento automatizado ulterior de la información bibliográfica almacenada.

B) Una información que permita una selección rápida de las fuentes que interesan. Cuando la eclosión de la letra impresa plantea ya el problema de “qué no leer”, más bien que el de “qué leer”, este objetivo es básico, desde la economía de la información científica.

C) Finalmente, desde esta misma perspectiva, interesa percibir rápidamente el contexto de relaciones temáticas en que se sitúa una obra determinada. Este objetivo cualitativo del B.I.B.E. estaría al servicio de la inevitable interdisciplinariedad del conocimiento científico, especialmente en el campo de las Ciencias Humanas Aplicadas, como las de la Educación.

1.4. Desde una perspectiva social internacional

Desde esta nueva perspectiva, el B.I.B.E. serviría principalmente a dos objetivos:

A) Por un lado, el panorama de las publicaciones, procedentes de tan numerosos y diversos países, suministrará noticia muy directa de los temas, problemas, intereses y dificultades de los diferentes sistemas educativos. En esta panorámica internacional podrán analizarse causas y consecuencias de determinadas situaciones editoriales: el simple hecho de las traducciones, por ejemplo, de su volumen respecto de la producción bibliográfica nacional, del tipo de temas en que un país se basta a sí mismo y tipo de temas que principalmente “importa”. Aparte de ello, los índices de las obras favorecerán un conocimiento mutuo: qué temas son los que preocupan especialmente a determinados países, por qué, qué soluciones se dan a los problemas escolares analizados, etc., constituyen otras tantas cuestiones útiles para una mayor comprensión internacional, recíproca siempre, sobre la base de un estudio comparado de los tratamientos ensayados. De esta comparación puede aprenderse, por ejemplo, que determinados planteamientos son pensables en determinados contextos, impensables en otros; que existen dimensiones de un problema o ensayos de solución todavía por estudiar en el propio sistema educativo, etc.

B) En segundo lugar, el B.I.B.E., como se anunció en el documento de su presentación internacional, al no poder comercializarse, podrá prestar un sustancial soporte financiero para la distribución de sus publicaciones a organismos e instituciones educativas carentes de recursos propios, especialmente en el Tercer Mundo. De esta forma, se consigue poner a disposición de los países menos desarrollados un instrumento de información científica que utilizan y aprecian países más desarrollados, corrigiendo en alguna medida la distancia que existe entre los países, por lo que a la disponibilidad de instrumentos de progreso se refiere. La incorporación de la producción bibliográfica sobre educación de estos países, siempre que se trate de ediciones en alguno de los seis idiomas que el proyecto B.I.B.E. comprende, representará, a lo largo de los próximos años, una nueva dimensión en la corrección del desequilibrio internacional mencionado. Este aspecto social de solidaridad internacional, por modesto que fuere, constituye uno de los objetivos irrenunciables de las personas que hemos trabajado durante los últimos años para la puesta en marcha de este proyecto.

2. Principales características del proyecto B.I.B.E.

Presentamos aquí brevemente las características más importantes, a nuestro modo de ver, del proyecto B.I.B.E., en relación con los objetivos del mismo que se acaban de exponer en los párrafos que preceden. Esta relación con los objetivos propuestos constituye, lógicamente, la justificación de las características que se describen.

2.1. En su fase inicial el B.I.B.E. recogerá sólo libros sobre temas educativos, excluyendo los libros de texto escolares. En el ulterior desarrollo del proyecto (ver apartado 3 de esta introducción) está prevista una sustancial ampliación de la información bibliográfica del B.I.B.E.: tesis doctorales, informes finales de proyectos de investigación de difusión restringida, selección de las revistas pedagógicas más importantes en los seis ámbitos lingüísticos cubiertos por el B.I.B.E., etc. De momento, sin embargo, nos ha parecido prudente comenzar tan sólo con los libros editados por editoriales comerciales (sean privadas o estatales), por las siguientes razones:

A) Hay que leerse demasiados artículos de revistas pedagógicas para encontrar un artículo que realmente aporte algo nuevo al estado actual de las Ciencias de la Educación. Por otra parte, todo artículo que significa una aportación original importante o bien se convierte en libro rápidamente por el mismo autor, o bien será citado inmediatamente en los libros que sobre el tema se vayan publicando.

B) Las editoriales comerciales suelen tener ya montada la infraestructura de distribución de sus publicaciones, tanto a nivel nacional como internacional, con lo que se facilita su adquisición por todos los países que se sirvan de la información bibliográfica del B.I.B.E.

C) Como norma general -con toda la relatividad que a este criterio se quiera atribuir-, parece que el hecho de que una obra sea aceptada para su publicación por una editorial implica alguna garantía de calidad, al menos por lo que al interés del tema se refiere (es poco probable que una editorial arriesgue su prestigio y su capital alegremente).

De esta forma, dentro de las dificultades de todo tipo, propias de toda obra que comienza sin demasiados apoyos financieros (ver punto 2.5), hemos procurado servir a los objetivos antes citados de economía de la información y utilidad especial para los países menos desarrollados, carentes de infraestructura de comunicación y de recursos para disponer de otra fuente bibliográfica que los libros en venta por las editoriales (puntos 1.3 y 1.4.B).

2.2. Como es sabido, una vez publicado el Número Cero, con la bibliografía pedagógica de la década 1971-1980, en el que se da exclusivamente la ficha bibliográfica estándar de cada obra, los números bimestrales irán recogiendo, además, el índice (o resumen del mismo, si éste excediera en mucho de las quinientas palabras). Esta característica cualitativa fue especialmente analizada y discutida. Cabían otras alternativas: acompañar cada obra con una breve recensión, un resumen de su contenido, una presentación redactada por el mismo autor del libro o por la editorial, etc. Se optó decididamente por la reproducción del índice, en atención prioritaria al objetivo expuesto en el punto (1.1.A), el de la máxima objetividad informativa, pues es sabido que toda recensión, resumen o presentación, por más que se redacten con la mayor voluntad de objetividad, sesgan inevitablemente la información, de acuerdo con el filtro selectivo del recensor, resumidor o presentador en cuestión. Otros objetivos que se verán favorecidos por esta característica del B.I.B.E. serían los de fomento de la lectura crítica (punto 1.1.C), interdisciplinariedad (1.1.F), economía de la información (especialmente puntos 1.1.B y C) y conocimiento mutuo internacional directo (punto 1.4.A).

2.3. Hemos optado para el B.I.B.E. por una adaptación resumida de la Clasificación Decimal Universal (C.D.U.), en la versión de la Federación Internacional de Documentación (F.I.D.), de La Haya, con la colaboración de la UNESCO. Esta cuestión del sistema de clasificación para la catalogación de la producción bibliográfica internacional en Ciencias de la Educación fue otro de los lugares cualitativos críticos del proyecto B.I.B.E. Se han examinado otras interesantes y recientes iniciativas al respecto, llevadas a cabo en diferentes países europeos y en los Estados Unidos, con vistas especialmente al posterior tratamiento automatizado de la información acumulada por el B.I.B.E. A pesar de insistentes sugerencias en uno u otro sentido, hemos optado por la Clasificación Decimal Universal, con el asesoramiento de la O.I.E. (Oficina Internacional de Educación, Ginebra), por ser la que, de momento, nos parece la más asequible y difundida, de hecho, entre las Bibliotecas Nacionales de diferentes países, con lo que servimos a los objetivos de economía de la información (punto 1.3), fomento de comunicación internacional (1.4.A) y normalización terminológica (1.1.E). Sin embargo, hemos de reconocer, tras interminables horas de trabajo y estudios comparativos, que el sistema adoptado, en su estado actual, no nos satisface plenamente, por lo que se trata de un aspecto cualitativo del proyecto en el que esperamos y agradecemos toda la colaboración que pueda llegarnos de ustedes, los suscriptores del B.I.B.E., de acuerdo con su participación activa en el proyecto, según se sugiere en el punto 2.8 de esta introducción. En todo caso, nos encontramos ante una decisión provisional: he sido amablemente invitado por el profesor Dr. Hans H. Sträter, de la Universidad de Hamburgo, para unirme a las tareas del Comité de Revisión de la Clase 37 (Educación) de la C.D.U., comité que ha celebrado importantes sesiones recientemente en Atenas y Copenhague y tiene prevista una próxima sesión en Yugoslavia. El carácter de provisionalidad, entiéndase bien, de esta decisión sobre el sistema de clasificación para el B.I.B.E., no sólo no significa que el tema no es importante, sino, por el contrario, debe considerarse como un indicador de la importancia de este momento decisorio, aparte de servir al carácter dinámico, en actitud de permanente perfeccionamiento, con la colaboración de todos sus suscriptores, del proyecto. En abril de 1981 tuve la oportunidad de exponer mis ideas precisamente acerca de la importancia del tema en una reunión, organizada por la Universidad de Barcelona, en la que hablé sobre “El problema epistemológico de las clasificaciones sistemáticas en Ciencias de la Educación y su incidencia sobre los diseños de investigación pedagógica”.

2.4. Se ha convenido para el B.I.B.E. una periodicidad bimestral. Ello permite, por un lado, una actualización permanente de la información bibliográfica en educación cada sesenta días (objetivo 1.1 .G), sin menoscabo de la economía que supone, sobre todo para los países del Tercer Mundo, el no tener que hacer frente a gastos de correo, encuademación, etc., mensualmente. En todo caso, serán los suscriptores mismos quienes, tras la experiencia del primer año, sugerirán la conveniencia de acortar o ampliar la periodicidad del B.I.B.E. hacia el futuro (mensual, trimestral, etc.).

2.5. Nos referimos en este punto a una característica del B.I.B.E., su sistema de financiación, que afecta centralmente a dos objetivos claves del proyecto: el de su objetividad científico-informativa y el de ayuda a los países del Tercer Mundo (o a instituciones carentes de recursos en otros países), cooperando a la creación de la infraestructura de información científica en educación, psicología, sociología, etc. (en general, en Ciencias Humanas Aplicadas; ver puntos 2.9 y 3) y subvencionando proyectos educativos de especial necesidad e interés. No faltaban ofertas, algunas muy interesantes, de editoriales privadas y organismos públicos de diversos países interesados en la financiación del proyecto. Para salvar, sin embargo, los dos objetivos antedichos, nos encontrábamos ante un aparente callejón sin salida: nuestra aceptación de la financiación por parte de una entidad comercial cualquiera hubiera supuesto, ipso facto, la eliminación o recorte sustancial de la finalidad social del proyecto; nuestra aceptación de la financiación por parte de organismos públicos nacionales hubiera supuesto, aparte de un riesgo para la libertad de información científica objetiva (“una dependencia financiera, nunca es sólo financiera”…), el riesgo de la eventual supresión de la financiación, al azar de los cambios políticos, ministeriales o académicos en el país o institución que fuere, riesgo de supresión que implicaba -se nos hizo saber expresamente- la no aceptación de la colaboración en el proyecto por parte de la UNESCO y la O.I.E., de Ginebra. Por otra parte, estos dos organismos internacionales nos comunicaron su imposibilidad material, por estrictas razones presupuestarias, de financiar el proyecto, por más que elogiaban calurosamente el planteamiento científico y técnico de la iniciativa. Así pues, se optó por la fórmula de rigurosa autofinanciación, como la única capaz de garantizar suficientemente los dos objetivos arriba mencionados. Ello ha supuesto (muy amigos de la modestia, pero más de la verdad) la creación de un grupo de personas en Tenerife (Universidad de La Laguna), Madrid (Comisión Española para la UNESCO, Ministerios de Educación y Universidades) y Suiza (Oficina Internacional de Educación, Centro Suizo de Documentación Pedagógica, Biblioteca Central de Zurich), que han prestado su generosa colaboración a fondo perdido, sobre la única garantía de su confianza en el éxito del proyecto por su calidad y sus fines: el Número Cero no entraría en prensa hasta tener garantizada la autofinanciación del proyecto con un número suficiente de suscripciones, garantía que no se logró hasta febrero de 1981, dos años después del inicio de los trabajos. Tal vez algún día tenga tiempo de escribir la pequeña historia de las infinitas vicisitudes de esta iniciativa, no para alabanza de nadie (para cada uno debe ser obligación aquello que percibe como lo mejor a su alcance), sino como testimonio optimista de cuánto puede hacerse sin muchos recursos, pero con un grupo de gente convencida, entusiasta y con tesón, y cuan poco se hace, a veces, disponiendo de medios privilegiados, por carecer de ese grupo de gente… Nuevamente, el factor humano, como el más decisivo para cualquier empresa. Tal vez por ello valga la pena de seguir trabajando en educación (definida como intento de mejorar incesantemente ese “factor humano”) y de emprender un ambicioso y exigente proyecto como el B.I.B.E., al servicio de esta educación.

2.6. Los ámbitos lingüísticos abarcados por el B.I.B.E. son, en principio, los correspondientes a los seis idiomas occidentales geográfica, poblacional y editorialmente más extendidos: inglés, español, francés, alemán, italiano y portugués. No queda excluida la posibilidad de fórmulas peculiares de extensión del B.I.B.E. a otros ámbitos lingüísticos, como la actualmente en estudio para los países árabes (ver punto 3.1). Rogamos a los suscriptores de regiones y países europeos cuyo idioma no queda recogido en esta primera fase del proyecto, y que han insistido en su solicitud de esta extensión lingüística del B.I.B.E., comprendan nuestras insuperables limitaciones de nacimiento y la necesidad de esperar hasta la segunda fase del desarrollo del proyecto (1983), para emprender el estudio de esa ampliación. Los ámbitos lingüísticos decididos para esta primera fase del B.I.B.E. nos parecen que sirven decorosamente a diversos objetivos anteriormente mencionados, entre los que destacamos: la objetividad y amplitud de la información bibliográfica recogida (puntos 1.1.A y B), el fomento del diálogo crítico, de la comprensión científica internacional, de la normalización terminológica y clasificatoria y de la interdisciplinariedad temática y “topológica” (puntos 1.1.C, D, E y F), la economía de la información científica (1.3), la disponibilidad de un caudal suficiente de información básica para “informar” decisiones específicas técnico-pedagógicas (1.2.B), crear inquietudes pedagógicas, donde no las hubiere, y conectar la teorización pedagógica con la práctica educativa (1.2.A y C). Finalmente, entendemos que la selección de estos seis idiomas para el B.I.B.E., tanto por su volumen editorial, como por su extensión geográfica, hará especialmente útil el desarrollo del objetivo de ayuda bibliográfica al Tercer Mundo (punto 1.4.B) y el de conocimiento educacional recíproco lo más amplio posible (1.4.A).

2.7. El proceso de recogida de la información bibliográfica que alimenta sistemáticamente las diversas publicaciones del B.I.B.E. es muy diferente, según situaciones peculiares en cada uno de los cuarenta y dos países cuya producción bibliográfica interesa al proyecto: en unos casos, las bibliotecas nacionales han nombrado un funcionario de las mismas que, gratuitamente o pagado por el B.I.B.E., realiza la labor de búsqueda y envío de la información pertinente; en otros casos, esta labor ha sido fundamentalmente organizada por las Agregadurías Culturales de nuestras representaciones diplomáticas; en otros casos, se ha encargado de esta tarea algún instituto de documentación especializado, de nivel universitario, etc. Lo esencial de este proceso es que se garantiza, en cualquier alternativa, la instrumentación eficiente de los dos objetivos mencionados en primer lugar (puntos 1.1.A y B), a saber: la objetividad y amplitud en la información suministrada (al ser vigente en la mayoría de los países la obligación del depósito legal de toda publicación, en conexión con los archivos bibliográficos de las respectivas bibliotecas nacionales, éstas nos ofrecen una información específica prácticamente exhaustiva, dentro de su territorio nacional).

2.8. Nos encontramos ante una de las dos únicas características peculiares del proyecto B.I.B.E. que figuraban en el documento de su presentación a los países miembros de la UNESCO: la participación activa de los suscriptores. Ello sugiere, ya de entrada, la importancia para nosotros de este rasgo. En primer lugar, por una razón de justicia: los suscriptores han hecho posible el nacimiento del proyecto con su confianza inicial para que pueda autofinanciarse. Es, pues, justo que sean escuchados de alguna manera a la hora de sugerir ideas sobre el desarrollo del mismo. Pero, además, existe una razón técnica que nos parece lógica: los suscriptores al B.I.B.E., por su naturaleza, suelen ser mayoritariamente instituciones especializadas, en las que trabajan estudiosos, investiga-dores y profesores de alto prestigio en el ámbito de las Ciencias de la Educación. En consecuencia, sería poco inteligente desperdiciar sus sugerencias con vistas a una mejora permanente del B.I.B.E. en sus diferentes aspectos. En tercer lugar, nadie mejor que el usuario de un servicio puede informar, por lo menos, de las necesidades que el servicio debería satisfacerle y del nivel de calidad y economía que él percibe en el servicio que se le presta, aspectos todos ellos sobre los que la dirección del proyecto es la primera interesada en estar directamente informada. Finalmente, entendemos que este diálogo invisible entre los suscriptores y el B.I.B.E., iniciado a iniciativa de cualquiera de las partes, puede hacerse muy beneficiosamente visible a través de algunas hojas complementarias que, semestral o anualmente, podrían adjuntarse al envío regular de los números de la suscripción. Ello produciría una sensación efectiva de colaboración útil, con su conocido efecto motivante para seguir colaborando, aparte de reforzar muy significativamente, creemos, los objetivos de comprensión científica y conocimiento mutuo a nivel internacional (puntos 1.4.A). Huelga añadir que esta colaboración de los suscriptores, al estar abierta para sugerir mejoras hacia el futuro de cualquiera de los muchos aspectos implicados en una iniciativa tan compleja como la del B.I.B.E., repercutirá en un logro más eficiente de todos los objetivos que se han enumerado en el apartado primero de esta instroducción. 2.9. No quisiera concluir este apartado descriptivo de las principales características del proyecto B.I.B.E. sin aludir a la “Fundación Internacional para la Información y Documentación en Ciencias Humanas Aplicadas” (FUNDIDCHA) dependiente del Ministerio español de Educación y Ciencia. Como se anunció en su día, esta fundación se crea para, entre otros fines, decidir sobre las ayudas a distribuir entre instituciones educativas carentes de recursos, con los fondos procedentes del superávit de la autofinanciación del B.I.B.E. por vía de las suscripciones, que es la única vía de financiación del proyecto, como se ha dicho. Formarán parte del consejo de esta fundación los organismos e instituciones nacionales e internacionales que colaboraron inicialmente en el proyecto (UNESCO, Oficina Internacional de Educación, Universidad de La Laguna, ministerios españoles de Educación y Universidades, Comisión Española para la UNESCO, Centro Suizo de Documentación Pedagógica). Esta Fundación constituye la garantía de que el proyecto permanecerá al servicio de los objetivos científicos y sociales antes formulados, al margen de que continúe o no al frente del mismo el que esto escribe, su actual director. Lo esencial no son las personas, sino los servicios realmente útiles y las instituciones que los prestan. A través de esta Fundación quedará superado el aparente callejón sin salida a que nos referíamos en el apartado 2.5: por un lado, queda garantizada a perpetuidad la no privatización o comercialización del proyecto, por otro, se garantiza su continuidad, al margen de los cambios personales, políticos o académicos que puedan darse en alguno de los países o instituciones que forman parte del consejo de la Fundación.

3. Perspectivas hacia el futuro

El desarrollo del proyecto previsto para los próximos años, en el momento actual de nuestras gestiones y posibilidades, se refiere a tres campos: dentro del ámbito de las Ciencias de la Educación; en el ámbito de otras Ciencias Humanas Aplicadas; a más largo plazo, la creación de un Instituto Superior Internacional de Ciencias Humanas Aplicadas.

3.1. En el ámbito de las Ciencias de la Educación

En cinco puntos cabría resumir el desarrollo del B.I.B.E. previsto para los próximos años:

A) En primer lugar, se irá introduciendo en el B.I.B.E. la producción bibliográfica sobre educación de otros países que editan libros en alguno de los seis idiomas previstos, por más que el número de países cuya producción bibliográfica inicialmente se recoge, cuarenta y dos, es ya respetable, máxime si se tiene en cuenta que entre ellos se cuenta más del 96 % de la producción mundial sobre educación en dichos idiomas. Esta ampliación a otros países significará la entrada en el B.I.B.E. de la producción pedagógica de países especialmente del Tercer Mundo.

B) En segundo lugar, entraremos en conversaciones con países cuyos idiomas nacionales o regionales no son incluidos en la fase inicial del B.I.B.E. Esta inclusión de nuevos idiomas se llevará a cabo conforme a acuerdos específicos para cada caso, ya que las circunstancias de todo tipo son en cada caso muy diversas. Podemos adelantar que el primer ámbito lingüístico para el que se preparará una edición complementaria será el árabe, de forma que estos países dispondrán, posiblemente para 1983, de la producción pedagógica actualmente recogida por el B.I.B.E. (en los seis idiomas occidentales antedichos), más un complemento especial con toda la producción bibliográfica en lengua árabe.

C) En tercer lugar, están ya iniciadas las gestiones para enriquecer el contenido bibliográfico del B.I.B.E., que actualmente se limita a los libros en venta en el mercado editorial. La ampliación prevista en este sentido añadiría las tesis doctorales sobre educación; documentos de difusión restringida producidos por organismos estatales, internacionales, universidades o institutos de Ciencias de la Educación; informes de investigaciones educativas que no son publicados por editoriales comerciales; índice de las revistas pedagógicas más importantes en los seis ámbitos lingüísticos abarcados por el B.I.B.E. (requeriremos la colaboración de los suscriptores, a la que nos hemos referido en el punto 2.8, para determinar cuáles son las revistas más interesantes al efecto).

D) En cuarto lugar, tenemos grandes esperanzas de difusión para el desarrollo, a partir del segundo año del B.I.B.E., de bibliografías monográficas. Se trataría de ir publicando, cada uno o dos años,según el volumen editorial respectivo, números bibliográficos sobre temas específicos, por ejemplo: “Bibliografía Internacional sobre Educación Preescolar”, o sobre enseñanza de la lectoescritura, o sobre formación profesional, o sobre enseñanza de la medicina, sobre la educación permanente, la formación de docentes, la enseñanza de idiomas modernos, la enseñanza de la psicología o el derecho, sobre formación de padres o educación familiar, sobre educación religiosa, formación cívica, educación física, sobre formación de ingenieros técnicos y superiores, etc. Entendemos que estas bibliografías anuales o bi-anuales, de carácter monográfico, podrían constituir un instrumento de excepcional utilidad al servicio del objetivo, capital para los promotores del B.I.B.E., de establecer un puente entre la teorización pedagógica y la investigación educativa, por un lado, y la práctica de los profesionales de la educación, por otro. El lamentable despilfarro que la actual desconexión epistemológica entre estas dos esferas de la educación representa, desconexión lamentada en todas las latitudes del planeta, a niveles nacionales e internacionales, ha significado uno de los estímulos más potentes para el esfuerzo y la constancia en el esfuerzo de cuantos hemos aportado nuestro grano de arena a este proyecto. Es más, puedo asegurar que, sin esta perspectiva de servicio efectivo a la renovación pedagógica de la educación real, el B.I.B.E. no habría tenido motivos suficientes para nacer en la mente de sus promotores. Confiamos que esta dimensión práctica del proyecto mueva a los ministros y demás responsables de la educación, a todos los niveles académicos, en los países miembros de la UNESCO y de la O.I.E., a colaborar con esta iniciativa del B.I.B.E. que, por acuerdo de ambos organismos, se inserta dentro del marco de la “Red Mundial de Información en materia de Educación”,creada por la 36a Conferencia General de Ministros de Educación (Recomendación n. 71).

E) Finalmente, para 1983 esperamos tener a punto el sistema automatizado de tratamiento de la información almacenada por el B.I.B.E. Está convenido que tendrán derecho a una copia de la banda magnética las instituciones nacionales e internacionales que han colaborado en el proyecto. Es evidente que este sistema contribuirá de manera especial al logro del objetivo señalado en el apartado 1.1.E: la normalización terminológica internacional en Ciencias de la Educación. Para la fecha prevista sería deseable disponer del thesaurus de descriptores sextilingüe, que permita el acceso de los suscriptores a las búsquedas automatizadas desde su propio idioma. Nos encontramos aquí ante una de las decisiones más laboriosas y de mayor envergadura del B.I.B.E., máxime si tenemos en cuenta la estrecha relación existente entre la decisión que se tome en el B.I.B.E. y las que habrá que tomar en ámbitos afines de las Ciencias Humanas Aplicadas, tema del que nos ocupamos en el punto que sigue.

3.2. Otros ámbitos de las Ciencias Humanas Aplicadas

Como se anunció en el documento de presentación internacional del B.I.B.E., esta bibliografía internacional sobre educación no era sino la primera área científica en que intentábamos una información científica de amplio espectro lingüístico y geográfico. Pensábamos que existen numerosas ciencias humanas afines de las que la educación no puede prescindir hoy día y cuya información bibliográfica adolece de lagunas y defectos similares, si no mayores, a los constatados en el ámbito de las Ciencias de la Educación. En principio, está previsto desarrollar proyectos específicos, semejantes al B.I.B.E., en las siguientes áreas de las Ciencias Humanas Aplicadas: Psicología, Sociología, Economía, Política, Derecho, Ciencias de la Información, estando en estudio la posibilidad de incorporar las Ciencias de la Administración y la Lingüística Aplicada, habida cuenta de la importancia de su actual desarrollo, por un lado, y su extraordinaria relevancia para las Ciencias de la Educación, por otro. Las líneas generales del desarrollo de estos boletines bibliográficos internacionales ulteriores, así como sus características de financiación, suscripción, adquisición y tratamiento de la información, objetivos científicos y sociales, serán similares a las del proyecto B.I.B.E. Con ello, las Ciencias Humanas Aplicadas habrán conseguido un instrumento de información científica que no sea tan escandalosamente inferior a los sistemas de información que existen, desde hace muchos años, en las Ciencias de la Naturaleza y la Tecnología, como si fuesen más dignos de atención que el hombre mismo la casa en que habita y los instrumentos técnicos de que se sirve.

3.3. La creación de un Instituto Superior Internacional de Ciencias Humanas Aplicadas

A partir de 1986, si bien esta iniciativa deberá empezar a concretarse en 1984, cabría pensar en la creación de un Instituto Superior de Ciencias Humanas Aplicadas, sobre la base de la infraestructura de documentación que el B.I.B.E. y el resto de los boletines bibliográficos internacionales promovidos por FUNDIDCHA (“Fundación Internacional para la Información y Documentación en Ciencias Humanas Aplicadas”) irían acumulando. En esencia, se trataría de una institución de alto nivel, exclusivamente para la formación terminal de postgraduados y perfeccionamiento científico del profesorado universitario en los diferentes ámbitos de las Ciencias Humanas Aplicadas: el profesorado (en régimen de profesores visitantes) procedería de los países científicamente más desarrollados y el alumnado sería mayoritariamente procedente de países del Tercer Mundo. No es posible, de momento, concretar más características que este mínimo esencial para un proyecto relativamente tan lejano y complejo. En todo caso, la idea ha sido bien acogida en principio y habrá de ser sometida, con la debida antelación, tanto a los organismos nacionales e internacionales a los que se ofrecía la colaboración y el patrocinio de la iniciativa, como al Consejo de FUNDIDCHA, promotora principal de la misma.

4. Agradecimientos

Expresamos nuestro agradecimiento, en primer lugar, a los organismos internacionales que, desde el primer momento, prestaron su apoyo a esta iniciativa, en especial a la División de Educación de la UNESCO, en la sede central de París, a la Oficina Internacional de Educación, en Ginebra, a la Oficina de Educación Iberoamericana, con sede en Madrid. Con su alto prestigio y su reconocida perspectiva supranacional, inteligente y crítica, prestaron al proyecto B.I.B.E. una difusión y una garantía de calidad que difícilmente hubiera podido conseguirse por otras vías.

Nunca agradeceremos bastante el apoyo prestado por la Universidad de La Laguna, en Tenerife, en cuyo seno se ha gestado y gestionado inicialmente la idea: el rector anterior, profesor Dr. A. Bethencourt, y el actual, profesor Dr. G. Trujillo; el personal del Instituto de Ciencias de la Educación, responsable directo del proyecto; las docenas de profesores y estudiantes que, sensibles a los objetivos científicos y sociales del B.I.B.E., aportaron, a fondo perdido y con entusiasmo poco común, su trabajo y su tiempo a una idea bella y buena que “tal vez” llegaría a hacerse realidad algún día (sin esa confianza, el B.I.B.E. difícilmente habría encontrado forma viable de nacer); el personal del servicio de correos de la universidad, que cargó con el envío de millares de cartas a todos los países del mundo, sobre su ya ingente tarea cotidiana. Me parece justo que las siete islas de este Archipiélago, que constituyen el distrito al que sirve el Instituto de Ciencias de la Educación de la Universidad de La Laguna, y cuyo carácter insular presenta especiales dificultades a la comunicación e información científica para los profesionales de las Ciencias Humanas Aplicadas que en ellas trabajan, reciban una suscripción gratuita a perpetuidad del B.I.B.E.

Un papel decisivo para la puesta en marcha del proyecto han jugado los organismos centrales de la Administración Educativa en Madrid, muy especialmente la Comisión Española de Cooperación con la UNESCO, verdadera palanca insustituible del apoyo nacional e internacional al proyecto, con la infatigable imaginación, la certera visión y la calurosa y humanísima acogida de dos eminentes personalidades, los Ilmos. Sres. F. Valderrama y J. Tena Artigas. Capítulo aparte merece la colaboración prestada en todo momento por los entonces Ministerios de Educación y Universidades e Investigación: el Subsecretario del Departamento de Educación, señor A. Lago Carballo, percibió rápidamente, y actuó en consecuencia, la estrecha relación existente entre el servicio que el B.I.B.E. significa y su honda preocupación, que me atrevería a calificar de excepcionalmente ética, por la mejora permanente de la calidad de la enseñanza; el Secretario General Técnico, señor A. Gutiérrez Reñón, con su acostumbrado buen sentido, nos trazó el mapa eficiente de los contactos y pasos necesarios; la sabiduría internacional del asesor inigualable que es el señor J. Blat Gimeno, con su cálida y total dedicación de largas décadas a nuestra educación y a la educación mundial, orientó certeramente complejas cuestiones de todo tipo; el subdirector de Información y Documentación Científica, señor A. Ruidadets, con su servicialidad sin límites y sus conocimientos exhaustivos en la materia, está asesorando todos los trabajos para el tratamiento automatizado de la información científica del B.I.B.E. y los restantes boletines bibliográficos internacionales que, esperamos, le seguirán en los próximos años; el Secretario General de Fundaciones Culturales y Benéfico-Docentes, señor C. Aguilera, nos ha asesorado, con su acostumbrada precisión y elegancia jurídicas, en todo lo concerniente a la “Fundación Internacional para la Información y Documentación en Ciencias Humanas Aplicadas” (FUNDIDCHA).

En otros países hemos de mencionar la eficaz gestión de los Servicios Culturales de nuestras Embajadas, las numerosas informaciones recibidas de las Comisiones Nacionales UNESCO respectivas, la colaboración de las bibliotecas nacionales de los países cuya producción bibliográfica interesa al B.I.B.E. y de centenares de editoriales y universidades.

Sería injusto silenciar la generosidad de los traductores, correctores de pruebas de imprenta y equipo de mecanografía, quienes han sabido aplazar la percepción de sus remuneraciones durante largos meses, a veces en medio de dificultades económicas personales bastante duras, en atención a las características especiales del proyecto B.I.B.E. Su ejemplo nos ha servido de estímulo en numerosas ocasiones y nos compromete todavía más en nuestra dedicación.

Finalmente, como la más importante y definitiva, agradecemos la colaboración de todos ustedes, los suscriptores del B.I.B.E., distribuidos por un centenar de países en los cinco continentes. Con su suscripción y sus numerosas cartas de apoyo a la iniciativa han hecho posible este proyecto. Esperamos que, con su colaboración, aumente en el futuro el número de suscriptores, a fin de que podamos atender más eficazmente los objetivos sociales del B.I.B.E. y se eleve su calidad, de forma que puedan lograrse con mayor éxito sus objetivos científicos.

En nombre propio, en nombre de cuantos hemos trabajado durante años sin descanso para hacer realidad la idea de este proyecto “modestamente ambicioso” y, sobre todo, en nombre de cuantos niños y adultos se beneficiarán, a través de ustedes, de la posible mejora que el B.I.B.E. pueda aportar a su diálogo educativo, única revolución en la que, como cambio en profundidad de ambos dialogantes, personalmente creo: MUCHAS GRACIAS.

La Laguna (Tenerife), mayo de 1981
Profesor Dr. Miguel Fernández
Director del Proyecto B.I.B.E.

Prólogo. James B. Chandler, Director de la Oficina Internacional de Educación (O.I.E.)

2. Observaciones para este número del B.I.B.E.

3. Clave de signos y abreviaturas utilizados en el B.I.B.E.  

4. Sistema de clasificación adoptado por el B.I.B.E. y Fichas bibliográficas de las obras clasificadas sistemáticamente

5. Lista alfabética de autores

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PRÓLOGO

En el campo de la información educacional es esencial contar con un respaldo bibliográfico adecuado. Debido a la multiplicación de los sistemas de información educacional en el mundo, la necesidad de este apoyo bibliográfico tiende a aumentar.    Si bien en los últimos años ha habido un progreso considerable en materia de bibliografía sobre diferentes actividades científicas, por lo que hace a la educación, la multiplicación de trabajos de investigación hacen imperioso consolidar dicho respaldo bibliográfico, imprescindible para quienes se dedican a los sistemas educativos, a las prácticas pedagógicas o al desarrollo de políticas educacionales.

Así, con gran interés hemos examinado el proyecto del profesor Miguel Fernández Pérez de publicar un boletín bibliográfico general sobre educación y psicología de vasto alcance geográfico y lingüístico. Esta publicación no entra a competir con otras bibliografías anotadas, y creemos que ella despertará el interés de muchos educadores e instituciones de educación de todo el mundo, especialmente el de aquéllos cuya labor exige  manejar documentos e informaciones.

Dado que la UNESCO -y la OIE como parte integrante de la Organización- se hallan empeñadas en el desarrollo de una Red Internacional de Información Educacional (INED), en cumplimieno de la Recomendación número 71 de la 36ª reunión de la Conferencia Internacional de Educación (1977), una actividad tendente a la creación de una nueva fuente bibliográfica y a un mejor manejo de la información bibliográfica en todo el mundo merece nuestro total apoyo. Es nuestro deseo que el Boletín Internacional de Bibliografía sobre Educación, que comienza con la publicación de este número, pueda cumplir plenamente su función de catalizador de la transferencia de información educacional y realizar así una contribución fundamental al proceso del desarrollo educacional a escala mundial.

JAMES B. CHANDLER
1981 Director de la OIE (Ginebra)

1. Introducción  

2. Observaciones para este número del B.I.B.E.

3. Clave de signos y abreviaturas utilizados en el B.I.B.E.  

4. Sistema de clasificación adoptado por el B.I.B.E. y Fichas bibliográficas de las obras clasificadas sistemáticamente

5. Lista alfabética de autores

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